la danse selon moi

Publié le par amandine

La danse est pour moi le moyen d'expression qui me correspond le mieux. J'ai d'ailleur trouvé une définition pour cet art  " la danse est l'expression silencieuse de nos sentiments les plus profonds".
Lorsque je danse toutes mes craintes, tous mes soucis disparaissent. C'est comme si j'appartenais à un autre monde. La danse a donné un sens à ma vie. Le plus beau moment de ma vie c'est passé en dansant. Et si je devais mourir demain. Je passerais le temps qu'il me reste à danser.
Pour moi la danse permet un envol spirituel et physique. Tout ce temps à devoir faire des exercices contraignants permet jour après jour de sentir son corps se libérer de toutes ces contraintes. Sentir les muscles s'étirer et puis avoir la satisfaction de pouvoir monter sa jambe encore plus haut. Sentir son plié encore plus en-dehors. s'apercevoir que tous les équilibres travailler à la barre nous amène à passer les 3 pirouettes au milieu. Toutes ces petites satifactions qui font que le jour du spectacles nous sommes près à nous envoler. Le spectacle ce pour quoi nous passons temps de temps à nous préparer. Lorsque l'on est sur scène nous ne sommes plus pareil. La aussi toute la peur des coullisses disparait. La scène est pour nous et il faut montrer à tous ces gens qu'ils ne se sont pas déplacer pour rien. Alors on fait semblant tout en y croyant et voila que tout devient magique le développé s'enchaine avec le tomber l'arabesque  avec le grand jette c'est la folie dans la tête  et puis nous voici déjà  à courir dans les coullisses tout cela est fini. On est un peu triste mais au fond on s'est que même si s'est tromper ce fut tout de même réussi. Alors voici que déjà le scène se démonte on s'en à moitié mélancolique, à moitié dans les étoiles.

Il y a un malentendu autour de la danse classique. Pour beaucoup, elle n'est qu'un univers ridicules de tutus et de chaussons roses, de maniérismes à pointes et de mièvreries aériennes. Le pire, c'est que c'est vrai : elle est cela.
      Mais elle n'est pas que cela. Débarassez le ballet de ses afféteries gnangnan, de son tulle, de son académisme et de ses chignons romantiques : vous constaterez qu'il reste quelque chose et que cette chose est énorme. La preuve est que les meilleurs danseurs modernes se recrutent à l'école classique.
      Car le Graal du ballet, c'est l'envol. Aucun professeur ne le formule comme ça, de peur d'avoir l'air d'un fou furieux. Mais qui a appris la technique de la sissone, de l'entrechat, du grand jeté en avant, ne peut plus en douter: ce qu'on cherche à lui enseigner, c'est l'art de s'envoler.
      Si les exercices à la barre sont si ennuyeux, c'est parce que celle-ci est un perchoir. quand on rêve de s'envoler, on enrage d'être contraint de s'amarrer à un morceau de bois, des heures durant, alors que l'on sent dans ses membres l'appel de l'air libre.
      En vérité, la barre correspond à l'entrainement que les oisillons reçoivent au nid : on leur apprend à déployer leurs ailes avant de s'en servir. Pour les oisillons, quelques heures suffisent. Mais si un humain a le projet invraisemblable de changer d'espèce et d'apprendre à voler, il est normal qu'il doive y consacrer plusieurs années d'exercices exténuants.
      Il en sera récompensé au-delà de ses espérances quand viendra le moment où il aura le droit de quitter le perchoir - la barre - et de se jeter dans l'espace. Le spectateur sceptique ne voit peut-être pas ce qui se passe dans le corps de la danseuse classique à cet instant précis : c'est une folie véritable. Et que cette démence respecte un code de discipline de fer n'enlève rien au côté insensé de l'affaire : le ballet est l'ensemble des techniques visant à présenter comme possible et raisonnable l'idée de l'envol humain. Dès lors, comment s'étonner des atours grotesques voire grand-guignolesques dans lesquels cette danse s'exerce ? S'attend-t-on vraiment à ce qu'un projet aussi dingue soit celui de gens sains d'esprit ?      Cette longue incise s'adresse à ceux chez qui le ballet ne suscite que le rire. Ils ont raison de rire, mais qu'ils ne se contentent pas de rire : la danse classique cache aussi un idéal terrifiant.
      Et les ravages que ce dernier peut exercer dans un jeune esprit équivalent à ceux d'une drogue dure.

nothomb, le robert des noms propres

Leçon de Danse" :

L'École de danse de l'Opéra de Paris est l'école de la liberté. La liberté, il faut l'apprendre et puis, il faut la prendre!

Ce n'est que par une longue ascèse, une discipline implacable et la patience d'un corps surpris par ces contraintes - qui ne sont qu'une voie pour aborder ensuite l'ensemble des possibles des styles chorégraphiques - que l'on connaît la délivrance de la pesanteur du corps.

Je me souviens de mon maître Tàisen Deshimaru qui m'a initié à la dure voie du Zen. Je retrouvais lumineusement la douleur de mes premières " barres" et mon corps progressait vers cette liberté totale qui est contrôle et expansion, vision juste d'un corps libéré par l'ascèse et la voie.

La danse est une «voie» et je remercie Claude Bessy d'avoir donné cette liberté aux merveilleux danseurs de l'Opéra, capables de tous les styles et de toutes les expériences, car ils sont maîtres de leur corps.

Notre société a oublié que la
liberté ne se donne pas. On doit la conquérir et que le grand ennemi que nous rencontrons dans ce combat, c'est "nous-mêmes", notre paresse et notre suffisance.

maurice béjart




Publié dans reflexion

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